MERCREDI 15 MAI : CINE-CONFERENCE A 15h et 20h30

Deux séances auront lieu à l’auditorium du groupe scolaire Saint Jacques de Compostelle avec la diffusion du documentaire : Brésil : Bahia, la baie de tous les saints en présence du réalisateur Pierre MEYNADIER.

Les ciné-Conférences « Connaissance du monde » s’inscrivent dans une longue tradition de l’exploration géographique française dans le Monde. La rencontre du public avec l’explorateur venu commenter son film constitue le cœur du concept des cinés-conférences. 

Le conférencier :
Pierre MEYNADIER est né le 1er janvier 1960 à Limoges. Titulaire d’un master des métiers du Cinéma, spécialité documentaire, il réalise depuis trente ans des documentaires consacrés à la découverte des peuples. Il a tout d’abord collaboré à la compagnie AOM pour laquelle il a conçu et réalisé les premiers programmes vidéo in-flight. À cette époque, il commence à parcourir le monde. La caméra lui permet de pénétrer plus profondément le cœur des communautés dans lesquelles il apprend vite à s’immerger. En 2006, il publie un roman historique, « Le dernier totem », consacré à la vie d’Ernesto Che Guevara et à la révolution cubaine.
Sa filmographie est riche de plus de 100 films documentaires, réalisés aux quatre coins de la planète. Depuis 2011, il occupe le peloton de tête des réalisateurs français les plus diffusés dans le monde (source SCAM). Son regard est souvent attiré par le passé des peuples qui le fascine. Les déracinés, les conquis, les exilés occupent régulièrement le champ de sa caméra. Il est amoureux et passionné des belles images et des histoires riches. Marié à Mara, une Brésilienne, il possède aussi une grande connaissance et la passion de l’Amérique du Sud, qui occupent une place de choix dans son œuvre documentaire, qui contient notamment une série relatant l’histoire de la conquête du Brésil.
En 2010, il réalise un premier film animalier, ZOG ET LES RIVIÈRES DU CIEL, fait pour la télévision et distribué dans plus de 40 pays, et en 2017 il signe le second volet de cette grande saga naturelle tournée dans le Pantanal du Mato Grosso avec LA LÉGENDE D’AKAM, son premier long-métrage destiné au cinéma.

Auteur, réalisateur et producteur, il défend la thèse optimiste selon laquelle le génie de l’homme sera toujours plus puissant que sa capacité à nuire à la Terre et à sa propre espèce.

Brésil : Bahia, la baie de tous les saints
Un des nombreux trésors que la Nature a concédés au Brésil. Formant l’embouchure du Rio Paraguaçu, elle s’enfonce dans les terres en eaux mêlées de vert et de turquoise, de mangrove et de sable blanc. Mais ce paradis fut un enfer.
Dès le 17e siècle, la baie résonna de la plainte des jeunes esclaves noirs que les navires en provenance d’Afrique convoyaient jusqu’aux gigantesques champs de cannes, et de la rumeur du massacre des Indiens auquel se livraient les colons portugais.
Menelaw Sete, un peintre considéré comme le « Picasso brésilien », est un afro-descendant dont les aïeux furent esclaves. Son œuvre est emplie de l’histoire et de la trace indélébile qu’ils laissent dans l’État de Bahia dont de Salvador, la capitale, qui est considérée comme la plus grande ville africaine hors d’Afrique. Il quitte son atelier pour aller, sur les lieux mêmes où elle aurait pu se produire, conter la belle histoire d’amour de Nawana, la jeune Indienne et de Kolé Hoto, le jeune Africain, que le destin a fait se rencontrer, un lointain jour d’un siècle passé, sur les rives du Rio Paraguaçu. Lui s’était enfui des plantations et elle était l’ultime survivante de sa tribu décimée. L’amour qui va naître entre ces deux victimes symbolise la naissance du grand métissage qui a accompagné la construction du Brésil. À travers les allers-retours entre le passé et le présent, le plus vieux foyer de colonisation du Brésil livre les secrets de son histoire et de la façon dont vivent aujourd’hui les descendants de ces deux peuples opprimés, dans les quilombos qui furent créés par les esclaves fugitifs et les aldeias des derniers indiens.
Dans un village perdu au milieu de paysages somptueux faits de fleuves ourlés de plages, de rivières, de gorges granitiques et de forêts, Menelaw Sete rencontre Dona Cadu, une I dienne de 98 ans qui exerce l’art millénaire de la poterie traditionnelle. L’histoire de Nawana et Kolé Hoto se répète avec la rencontre avec Dona Cadu, une I dienne de 98 ans qui exerce l’art millénaire de la poterie traditionnelle. Une passion spirituelle s’installe entre les deux artistes et de leur union va cette fois naître une collection d’une grande beauté, lorsque Menelaw Sete va peindre sur les pièces de Dona Cadu l’histoire improbable de la rencontre de ces peuples.
Horaires séances : 15h et 20h30
Tarifs : 
8,50 euros (plein tarif)
7,50 euros (sénior +60)
6,50 euros (tarif groupe (+ 20): clubs, CE, communauté de Saint Jacques de Compostelle)
3,50 euros (étudiants, scolaires et -18) 
Gratuit pour les moins de 12 ans